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Depuis 1993, différents lieux d'accueil pour les plus démunis ont été mis en place par la Ville de Lausanne. Le dispositif comprend aujourd'hui la Marmotte, le Sleep-in et l'abri de la Vallée-de-la-Jeunesse, dont les coûts annuels sont couverts conjointement par la Ville de Lausanne et l'Etat de Vaud. La structure mise en place pour les NEM est, quant à elle, entièrement prise en charge par le Canton. En fonction des caractéristiques de chaque lieu, leur coût varie sensiblement (estimations financières de 2004):
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La Marmotte, administrée par l'Armée du Salut, offre 28 places; ses charges annuelles s'élèveront pour 2004 à 685'000 francs, dont 154'000 francs de loyer. Pour un taux d'occupation de 100% (10'220 nuitées), le prix par personne et par nuit s'élève à 67 francs.
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L'Armée du Salut contribue aux frais de fonctionnement (84'000 francs) et les usagers paient 5 francs la nuit.
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Le Sleep-in, administré par l'association homonyme, offre 22 places. Les charges représentent 752'600 francs, dont 130'000 francs de loyer. Le prix par personne et par nuit est de 93.70 francs (pour 8'030 nuitées par année). La nuit est facturée 5 francs aux usagers.
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L'abri de protection civile de la Vallée-de-la-Jeunesse, ouvert depuis 2001, est administré par la direction de la sécurité sociale et de l'environnement. Il peut accueillir 35 sans-abri en dortoirs collectifs durant les trois mois les plus rigoureux de l'hiver. Les charges s'élèvent à 143'000 francs (dont 11'000 francs de loyer) et les recettes (facturation des nuits) à 9'500 francs.
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L'espace d'hébergement pour NEM, géré par la Ville à la demande du Canton, est prévu pour offrir jusqu'à 50 places en dortoirs collectifs dans un abri de protection civile; son coût annuel est estimé à 1'690'000 francs (dont 48'000 francs de loyer), ce qui correspond à 92.60 francs par jour et par personne, dont 18 francs destinés à l'alimentation.
Représentant environ deux tiers des dépenses, l'effectif des collaborateurs présents sur le terrain est difficilement compressible. Les intervenants prennent en charge des personnes en grande difficulté, parfois atteintes de troubles psychiatriques, sous l'influence de l'alcool ou de produits stupéfiants. L'espace d'hébergement pour les requérants d'asile déboutés doit faire face à des situations de stress pouvant engendrer de la violence. Compte tenu des particularités des personnes qui fréquentent ces lieux, la présence de personnel formé à un encadrement socio-éducatif est nécessaire.
Par ailleurs, peu de solutions alternatives existent pour la prise en charge de personnes très marginalisées, si ce n'est, à terme, l'accès à un logement durable. Une étape difficile à franchir au vu de la situation locative en Ville de Lausanne et du profil de la population concernée. A ce sujet, on rappellera que, dans le cadre de la nouvelle politique du logement, la Ville de Lausanne a prévu d'organiser un dispositif de «logements de transition». Celui-ci doit permettre de préparer des personnes ayant vécu de manière marginale à assumer pleinement les responsabilités de locataire.
La prise en compte des besoins actuels en matière d'hébergement nocturne d'urgence amène la Municipalité à constater qu'il n'est pas possible de réduire les dépenses dans ce domaine.
La direction de la sécurité sociale et de l'environnement
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