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Chaque année, le Conseil communal vote un crédit cadre pour l'entretien et l'extension ordinaire de différents réseaux, dont celui d'eauservice, qui dessert une population évaluée à 320'000 personnes. 2,43 millions pour des travaux précis ont été inscrits au budget de fonctionnement de la Ville et 3,1 millions au crédit ordinaire. Mais ces montants n'ont pas suffi en 1999, dès lors que l'Etat ou d'autres communes desservies ont engagé des travaux impliquant des interventions d'eauservice. Le même phénomène s'est répété en 2001 (il a notamment fallu raccorder le site hospitalier de Cery). La Municipalité doit donc demander aujourd'hui deux crédits complémentaires de 435'000 et 191'000 francs, pour ces deux années.
La maintenance du réseau d'eauservice est devenue l'une des tâches principales de ce service. Les diverses canalisations, posées pour certaines voici plus de 100 ans, délivrent chaque année près de 30 milliards de litres d'eau potable. Elles vieillissent et se corrodent différemment selon leur matériau ou le terrain dans lequel elles sont enfouies – les tuyaux posés au début des années 70, faits d'une fonte de mauvaise qualité, sont par exemple plus vulnérables que leurs «ancêtres» posés au début du XXe siècle…
Selon les circonstances, eauservice distingue trois types de maintenance. Avec 120 ruptures en moyenne par an (2003 ayant été une année record, avec 169 réparations d'urgence), le type «correctif» est le plus fréquent. Le deuxième cas, dit «par opportunités», consiste à intervenir avec systématique lors de travaux sur une chaussée. Enfin, la maintenance «préventive» fait recours à une méthode d'analyse statistique de survie. Le calcul de la prévision de défaillance permet de planifier le remplacement ou la réhabilitation des conduites de façon objective.
La direction des travaux
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