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Dans une motion déposée le 30 avril 1991, l'ex conseiller communal Alain Faucherre s'inquiétait du développement de l'axe Bel-Air – Terreaux – Chauderon, et plus particulièrement de la qualité de vie le long de cette artère du centre lausannois. Au travers d’une série de questions, il demandait une étude fouillée, montrant des pistes à même de réduire le trafic automobile privé et revaloriser l'espace public. L'écologiste lançait aussi quelques idées, comme la mise en sens unique de cet axe, ou le détournement du trafic par Montbenon.
Or, depuis 1991, ce secteur a connu d'importants changements, comprenant systématiquement les besoins des piétons, des cyclistes et des tl. La Municipalité rappelle qu'en 1992, la fermeture au trafic privé des rues Haldimand, Neuve et Mauborget a diminué le trafic sur l'axe St-François – Chauderon: il est passé de 22'000 à 16'000 véhicules/jour entre 1991 et 2000. L'Exécutif souligne en outre qu'entre 1995 et 2000, la nouvelle politique de stationnement – avec la création des parkings relais (P+R) et des zones macarons – a contribué à réduire le trafic de 2% en ville.
En répondant aux questions et suggestions contenues dans la motion, la Municipalité rappelle quelques faits. Entre 1994 2002, de nombreuses améliorations de l'espace public ont été réalisées: la rue des Terreaux, l’avenue du Théatre, les places Bel-Air et Chauderon ont vu leurs trottoirs gagner en largeur et en végétation. En sous-sol, le LEB s'est frayé un chemin jusqu'au Flon. En 2002, la rue Bel-Air est devenue piétonnière et cyclable – tandis que de parc de stationnement, le toit de la fnac s'est mué en parc public. Quant aux cyclistes, ils bénéficient de nouveaux itinéraires au centre.
Une plus grande efficacité des transports en commun (dont la part modale a augmenté de 4% en traversée du centre, dans les années 90) réclamerait de nouvelles voies bus. Or l'exiguïté des rues ne le permet pas. Toutefois, la réorganisation du réseau des tl, induite par l'ouverture du métro m2, modifiera sensiblement la donne. Enfin, certaines propositions du motionnaire ne sont pas envisageables, comme de créer un sens unique sur l'axe Chauderon – St-François ou de dévier le trafic par Montbenon. Cela provoquerait des reports de trafic inacceptables dans d'autres secteurs plus peuplés, et à la voirie inadaptée. Au final, le bilan écologique serait ici défavorable et contraire au plan des mesures de protection de l'air.
La direction des travaux
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