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A la fin des années 2000, les tentatives de la Ville de Lausanne pour assurer la survie de l’établissement de Malley par une transformation et modernisation des abattoirs ont échoué. C’est pourquoi, en date du 21 mars 2002, la Municipalité de Lausanne a dû prendre la décision de fermer définitivement les abattoirs de Malley pour la fin de la même année.
Depuis, les services de la Ville de Lausanne ont été chargés de procéder au démantèlement du site. Parmi ces mesures a figuré la résiliation de l’ensemble des contrats de bail en vue d’une réaffectation dans le cadre des développements urbanistiques demandés par les communes concernées. La Ville de Lausanne n'est en effet que propriétaire du site, situé sur les territoires des communes de Prilly et Renens.
Les installations de production du froid à l’ammoniac, qui permettent à huit entreprises (dont Bell-Vuillamy, Glaces Veneta, Nikki Tradding et Lusa Viandes) d’exploiter les locaux réfrigérés, sont obsolètes et présentent, en cas d’accident, un risque majeur pour les personnes travaillant sur le site, la population et l’environnement.
Le service cantonal de l’environnement et de l’énergie (SEVEN) a rappelé à plusieurs reprises, notamment dans le cadre de la procédure juridique qui est pendante devant le Tribunal des baux, la dangerosité de la situation. Suite aux mesures provisionnelles requises par une partie des locataires, le Tribunal des baux vient d'ordonner un plan d'assainissement des installations. Le coût de ces travaux s'élèverait à 800'000 francs, alors que la location de ces espaces coûte à la Ville plus de 300'000 francs par an.
Par conséquent, la Municipalité a décidé, dans sa dernière séance, de procéder à l’arrêt des installations de production du froid à l’ammoniac avec effet au 30 juin 2004.
La Municipalité est consciente des désagréments occasionnés par cette décision. Les locataires concernés, qui sont informés des intentions de la Municipalité depuis plusieurs années, recevront une confirmation par courrier. Dans la situation actuelle, la Municipalité considère qu’elle ne peut pas prendre une autre décision par respect pour la santé de la population et des employés du site.
La Municipalité de Lausanne
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