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Actuellement utilisés comme garde-meubles, les locaux de la rue Saint-Martin 18, à Lausanne, accueilleront la nouvelle scène des musiques actuelles, après des travaux de transformation pour lesquels le Conseil communal devra encore se prononcer. Mais plus qu’un lieu, la Municipalité a voulu également mettre sur pied une politique pour ces musiques. Raison pour laquelle une fondation sera créée, avec notamment pour missions leur promotion, l’exploitation de ce nouvel espace et de sa scène, l’utilisation pertinente des subventions, la sensibilisation de la jeunesse aux divers courants musicaux.
La genèse du nouveau lieu? Au printemps 2000, un comité de projet (mandaté par la Municipalité pour proposer un concept global de soutien aux musiques actuelles jouées sur scène) lançait un concours d’idées pour la gestion de l'ancienne Dolce Vita. Des cinq propositions reçues, seule celle d’Emmanuel Gétaz répondait aux exigences de pérennité, de professionnalisme et d’ouverture à l’ensemble de la culture musicale actuelle, tout en créant des passerelles entre groupes locaux et internationaux, connus ou moins connus.
Le projet d’Emmanuel Gétaz vise un club dédié à la richesse de la musique, à ses liens avec l’image, l’éducation, la recherche de nouvelles idées artistiques. Un lieu de défi parfois, un espace d’accueil et de conquêtes, à la ligne artistique riche dans sa substance et claire dans ses buts à long terme. Le Dolcevitaclub se fera le reflet de la diversité des cultures cohabitant sur l’arc lémanique, avec une exigence constante de qualité.
La programmation
Ce sera le lieu des musiques jouées sur scène. Sa programmation s’articulera sur quatre pôles musicaux principaux: le rock, le hip hop, les musiques électroniques et la world, et deux pôles «invités», les fusions jazz (latino, soul, acid jazz) et les expériences musicales et visuelles. L’espace créé sera complémentaire à l’offre lausannoise sur le plan des musiques actuelles.
Y seront essentiellement présentés des concerts «live», à raison de quatre soirs par semaine, neuf mois par année. Les week-ends, des Djs animeront la deuxième partie de soirée. Deux festivals de deux à trois jours sont prévus, au printemps et en automne. Le premier sur une thématique rock, hip hop et certaines musiques électroniques, le deuxième sur une thématique fusions du jazz et world.
La structure d’organisation du nouveau club sera professionnelle pour son noyau de base, bénévole (associative) pour des objectifs d’organisation précis. La programmation sera assurée par un groupe de spécialistes des six «courants musicaux», auquel s’adjoindront un responsable des expositions, conférences et workshops et une personne assurant le lien avec les groupes locaux. Le groupe de programmation défendra des principes éthiques: l’ouverture, la tolérance et la non-violence.
Une association de soutien sera créée, fédérant toutes celles et ceux qui, sans pouvoir ou vouloir assurer une activité professionnelle pour le club, souhaitent le soutenir et participer à son exploitation de manière plus ou moins ponctuelle. Cette association sera un lien fort entre la scène, les groupes locaux et le public lausannois.
A Saint-Martin 18, le futur club s’étagera sur deux niveaux. La salle de concert, d’une capacité de 450 places environ, sera surmontée d’une galerie. A ce même niveau, l’espace d’accueil comprendra un grand bar, un espace d’exposition, une salle de conférences et workshops, et les bureaux. Un soin tout particulier sera accordé au traitement phonique, pour éviter des nuisances au voisinage. Enfin, les prix d’entrée et des consommations resteront accessibles à tous.
La Municipalité de Lausanne
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