

| | Un petit tableau de 1825 signé Camille Corot en atteste: de ses fenêtres comme de son beau parc à l'anglaise, la vue qu'offre la Fondation de l'Hermitage est demeurée miraculeusement inaltérée. La cathédrale, le château St-Maire, le Léman et les Alpes de Savoie encadrés de hautes frondaisons: si le peintre français revenait sur la colline de Sauvabelin, il ne verrait rien des mutations de la modernité. A l’écart des sentiers (trop) battusLa deuxième vie de la belle demeure du XIXe siècle offerte à la Ville par la famille Bugnion a été inaugurée en juin 1984. Avec ses salons au parquet marqueté, elle offre au public l'attrait d'un cadre privé. Historien de l'art et éditeur renommé, François Daulte en est le premier timonier qui donne très vite à la Fondation un large rayonnement. A l'Hermitage, les Impressionnistes, Bonnard, Boudin, Magritte sont comme chez eux.
De 1996 à 2011, Juliane Cosandier y a alterné, avec un éclectisme de haut vol, monographies (Brauner, Jawlensky, Caillebotte, Fantin-Latour, Hopper), collections (Weinberg, Planque) et courants (pointillisme, futurisme, aquarelle anglaise, peinture scandinave, peinture espagnole).
Sylvie Wuhrmann, nommée directrice dès août 2011, reprend les rênes du musée, pour le conduire vers de nouveaux succès, dans des domaines toujours passionnants et variés, du XVIIIe siècle à l'art moderne. Les dépendances du domaine
Un pavillon de verre contemporain accolé à la maison lui sert d'accueil et de librairie. Une extension souterraine agrandit ses espaces d'exposition et assure une liaison avec la ferme du domaine qui accueille concerts, conférences et ateliers pour enfants. Sa petite «fabrique» de briques rouges, ex-pigeonnier et orangerie bien dans le goût de l'époque, a été transformée en un charmant café-restaurant. |