Sans conteste c'est le musée lausannois le plus connu sur les cinq continents. Le plus visité aussi: entre 160'000 et 210'000 entrées par an, beaucoup d’enfants, beaucoup de groupes scolaires. Ce musée a été voulu par Juan Antonio Samaranch, président du CIO de 1980 à 2001, pour servir à la promotion et à la diffusion de l’esprit olympique. Par l’image et par le symbole, le musée montre que «l’olympisme est beaucoup plus qu’une simple compétition sportive: c’est une philosophie de la vie qui plonge ses racines dans la nuit des temps. Le sport, l’art et la culture sont les piliers traditionnels de l’olympisme», affirme la documentation officielle. Le musée rassemble ainsi en un même lieu ces trois modes d’expression de l’être humain.
Un esprit sain dans un corps sain
Inauguré en 1993 à Ouchy, sur une esplanade face au lac, Le Musée Olympique succède aux petits musées provisoires qui se sont succédé à Lausanne dès 1915. Son exposition permanente raconte le grand dessein du baron de Coubertin, rénovateur des Jeux, décédé en 1937 peu après avoir été fait citoyen d’honneur de Lausanne. On y trouve quantité d’objets historiques: les torches olympiques de tous les JO, des pièces d’équipement qu’ont utilisées des athlètes de pointe pour remporter la médaille d’or. Les expositions temporaires thématiques portent sur des événements d’actualité: celle de fin 2007, par exemple, baptisée Les Voiles du Défi, rendait hommage à la Coupe de l’America tout en célébrant le centenaire de la Fédération internationale de voile. Le musée est vivant, très interactif. L’informatique et la robotique permettent d’y revivre les hauts faits de la geste sportive. Une bibliothèque, une vidéothèque, un Centre d’études olympiques, un auditorium et un restaurant panoramique complètent le musée.