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Du 26 Août 2020 au 31 Oct 2020

Rétrospective William Friedkin

Hommage à William Friedkin, légende du Nouvel Hollywood qui a notamment signé The French Connection et The Exorcist
Long Live Friedkin!The French Connection, The Exorcist, Sorcerer, Cruising, To Live and Die in L.A. ou encore Bug: beaucoup de cinéastes tueraient père et mère pour réussir à planter autant de jalons dans l’histoire du cinéma. Le tout sans jamais avoir fait la moindre concession.Grâce à Alexandre O. Philippe, ami du Festival International de Films de Fribourg (FIFF) qui explore The Exorcist dans son dernier documentaire Leap of Faith (2019), le FIFF était heureux et fier de pouvoir célébrer, en mars dernier et en collaboration avec la Cinémathèque suisse, un maître. Et puis, deux semaines avant le début du Festival, un virus, que même le paranoïaque de Bug ne pouvait imaginer dans ses pires cauchemars, en a décidé autrement. Qu’à cela ne tienne: ni votre cinémathèque ni le FIFF n’allaient s’avouer vaincus! Tout de même, il s’agissait d’honorer un père de nos cinéphilies. Et revoilà cette magnifique rétrospective, à tombeau ouvert. Attachez votre ceinture: ça va vaciller comme dans les poursuites d’anthologie de The French Connection et To Live and Die in L.A.! Maître? Père? Oui. Les treize films proposés ici remettent William Friedkin au milieu du village. Et pas n’importe lequel: celui, bâti aux Etats-Unis dans les années 1970, qui continue de plonger les cinéphiles dans un abîme de nostalgie. Sur la grand'place, Spielberg, Scorsese, Coppola, voire George Lucas ont leurs statues et leurs fidèles. On cite moins souvent le roi FriedKing, comme le surnomment ceux qui ne l’ont pas oublié, ou Billy, comme il signe modestement ses emails.Et pourtant, sa griffe laisse une cicatrice profonde dans l’histoire du septième art. Contaminé par le cinéma à 20 ans, à la vision de Citizen Kane, il fait ses armes à la télévision, tout en manifestant d’emblée une ambition qui n’a d’égale que son goût du risque. En 1972, lorsque Friedkin devient, à 33 ans, le plus jeune cinéaste à obtenir l’Oscar du meilleur réalisateur pour The French Connection, Spielberg travaille encore à la télévision, Scorsese fait ses armes chez Roger Corman et Coppola n’a pas encore signé le premier Godfather. L’immense succès de son film suivant, The Exorcist, ouvre une porte décisive pour un cinéma de la violence et du malaise qui fera bien des petits, qu’ils soient requins ou chauffeurs de taxi. Friedkin a alors tout pour devenir le mentor de toute une génération. C’est mal le connaître.Car Friedkin est un solitaire. «J’ai tendance, a-t-il déclaré, à être attiré par des personnages qui sont dos au mur avec très peu d’alternatives». De Sorcerer, qu’il considère comme sa plus grande réussite, à To Live and Die in L.A., le meilleur polar des années 1980, en passant par les vertigineux Cruising, Rampage ou Bug, les murs sont râpeux pour ses personnages, et souvent synonymes de tournages tumultueux pour le cinéaste. A lire son autobiographie, Friedkin Connection, l’une des plus passionnantes du genre, ses films sont ses miroirs: «Certaines des choses que j’ai faites n’auraient jamais pu recevoir l’aval des studios. J’ai mis des vies en danger. Je le dis avec plus de honte que de fierté, car aucun film ne vaut la peine de prendre ce genre de risques».Thierry Jobin, directeur artistique du Festival International de Films de FribourgLes autres films de la rétrospective Outre les succès planétaires de French Connection (pour lequel il reçoit l’Oscar du meilleur réalisateur) et The Exorcist qui surviennent à l’aube de sa carrière, William Friedkin s’est par la suite engagé dans des projets aux styles bien différents: le remake d’un film de Henri-Georges Clouzot (Sorcerer), le thriller (Cruising) et même «l’erotic thriller» (Jade), l’adaptation romanesque (To Live and Die in L.A.), puis théâtrale (Bug) et enfin son tant attendu retour à l’horreur, genre qui l’a rendu célèbre, avec The Guardian, vingt ans après The Exorcist.

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1002 Lausanne

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Du 26 Août 2020 au 31 Oct 2020

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