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Cinéma queer

Où ?
Cinémathèque suisse
Quand
Du 01.05.2026 au 28.06.2026
Tarif
A partir de
10 CHF
Deuxième volet consacré au Cinéma queer des années 1990 à aujourd’hui.

Informations pratiques

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Adresse

Cinémathèque suisse
Avenue du Théâtre 6
1005 Lausanne

Comment s'y rendre

Horaires

Du 01.05.2026 au 28.06.2026
Lundi
14:00 - 23:00
Mardi
14:00 - 23:00
Mercredi
14:00 - 23:00
Jeudi
14:00 - 23:00
Vendredi
14:00 - 23:00
Samedi
14:00 - 23:00

Montbenon - prix plein

10 CHF

Montbenon - prix réduit

8 CHF

Capitole - prix plein

15 CHF

Capitole - prix réduit

12 CHF

Cinémathèque suisse
Cinéma Capitole et boutique
Accès:
Avenue du Théâtre 6
1005 Lausanne

Métro m2 > arrêt Lausanne Flon
Bus > arrêt St-François ou Georgette

Téléphone +41 (0)58 800 02 00
https://live.cinematheque.ch
info@cinematheque.ch

En savoir plus

Le queer est incontournable«Le film queer en tant que phénomène a été introduit il y a de cela une année au Festival de Toronto (TIFF), lieu idéal en Amérique du Nord pour sonder les nouvelles tendances cinématographiques. Là, soudainement, une vague de films proposant quelque chose de nouveau a déferlé, des films qui repensaient les subjectivités, annexaient des genres et qui revoyaient des histoires à leur image. (...) Le message était clair: les regards queer sont aujourd’hui incontournables» B. Ruby Rich, Sight & Sound, 1992.Dans son article fondateur de 1992, B. Ruby Rich constatait l’émergence d’une vague de films queer électrisant la production standardisée qu’elle appela le New Queer Cinema. Sans associer ces films à un mouvement esthétique et en différenciant leur style, elle leur prêta plusieurs dénominateurs communs: visibiliser les corps queer, bousculer les normes, se réapproprier l’histoire et les codes du cinéma dominant, le tout à travers une approche à la fois constructiviste et irrévérencieuse.Fruit de convergences plurifactorielles (jalons du passé, besoins de rupture, crise du sida), cette vague queer vit l’essor de nombreuses voix – Rose Troche (Go Fish), Todd Haynes (Carol) – et ouvrit le champ des possibles à de nouvelles formes de créativité LGBTIQ+. A la suite du succès rencontré par ces films indépendants des années 1990, les studios commencèrent à infuser le cinéma dominant de thématiques queer. Cette commercialisation fut perçue par B. Ruby Rich comme la fin du New Queer Cinema.Si ce virage commercial offrit une plus grande visibilité aux personnages queer, il s’inscrivit aussi dans une logique financière non sans conséquences, pouvant entrainer formatage narratif, lissage des représentations et pinkwashing. Dans ce sens, The Kids Are All Right est un cas intéressant: d’un côté, le film – porté par des vedettes – affiche un couple homoparental de manière positive car «normalisé», mais de l’autre, il dessine la figure paternelle comme un conditionnement à l’équilibre familial et flirte avec des schémas narratifs hétéronormatifs.Depuis les années 1990, les œuvres portées par des personnages LGBTIQ+ ont vu leur nombre augmenter de manière croissante. Dépendante parfois d’un certain opportunisme, cette visibilité accrue a aussi permis à des cinéastes de rayonner sur la scène internationale, tels que Céline Sciamma (Portrait de la jeune fille en feu) et Andrew Haigh (Weekend), tout en favorisant un essaimage du cinéma queer au-delà des pays de production dominants. C’est à cet état de fait et à cette diversité que le deuxième volet du programme queer invite à réfléchir.Cette seconde partie se compose d’une trentaine de films, de séances avec accompagnement, mais aussi de deux tables rondes et d’un croisement avec la rétrospective consacrée à Léa Pool, cinéaste helvético- canadienne ayant construit sa filmographie en parallèle à l’évolution des visibilités queer. Une visibilité fragile, en décroissance depuis plusieurs années, l’une des conséquences du climat politique actuel, queerphobe et fascisant. Le queer ne doit pas redevenir contournable.

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