Karl Beaudelere, autoportraits au miroir

Où ?
Collection de l'Art Brut
Quand
Du 10.06.2022 au 30.10.2022
Tarif
A partir de
12 chf
En 1977, Karl Beaudelere découvre le recueil de poèmes «Les Fleurs du mal» de Charles Baudelaire, une œuvre qui le marque profondément, au point de choisir plus tard «Beaudelere» comme nom d’artiste.
Informations pratiques

Adresse

Collection de l'Art Brut
Avenue des Bergières 11
1004 Lausanne

Comment s'y rendre

Horaires

Du 10.06.2022 au 30.10.2022
Ouvert
Fermé
Lundi
Fermé
Mardi
11:00 - 18:00
Mercredi
11:00 - 18:00
Jeudi
11:00 - 18:00
Vendredi
11:00 - 18:00
Samedi
11:00 - 18:00
Dimanche
11:00 - 18:00

Plein tarif

12 chf

Réduit

6 chf

Groupes dès 6 personnes

6 chf

Chômeurs et jeunes jusqu'à 16 ans

Gratuit

Ouvert le lundi en juillet et en août
Les 24 et 31 décembre, fermeture à 17h00
Fermé les 25 décembre et 1er janvier
Entrée gratuite le premier samedi du mois

Accès
Bus 2, 3, 21 > arrêt Beaulieu-Jomini

En savoir plus
Le jeune homme, qui a grandi dans un quartier populaire de Marseille, se forme dans le domaine de l’imprimerie, travaille ensuite dans une boutique de prêt-à-porter masculin, puis comme brocanteur et agent de sécurité. En 2007, il commence à dessiner au pastel et au feutre. La même année, il se met à dessiner des graffitis au pochoir sur les murs de la ville. Toutes ses créations sont en lien avec le recueil de Baudelaire, qu’il relit inlassablement et dont il s’est fait tatouer des vers sur le corps.

A partir de 2011, il initie en autodidacte une série d’autoportraits avec de simples stylos à bille achetés au marché, faute de moyens. Il travaille jusqu’à un mois, voire plus, sur certains dessins, qui sont parfois de très grand format, en scrutant sa propre image dans un miroir suspendu près d’une table. Il donne ainsi naissance à d’étranges visages au tracé très dense. Leur particularité est d’être délimités non pas par des contours ou une ligne bien définie, mais par une succession de cercles ou de traits qui prolifèrent, telles des cellules, et se superposent, au point de «faire apparaître» progressivement son visage. Par le biais de cette technique étonnante, les visages semblent surgir du support tels des fantômes, créant chez celui ou celle qui les observe une impression marquante d’«inquiétante étrangeté». Parfois aussi, le dessin ne représente qu’une portion du visage, la partie manquante semblant se diluer dans le support, donnant ainsi l’illusion d’une «disparition» de l’image.

En 2017, la Collection de l’Art Brut a acquis huit dessins qui ont intégré la collection Neuve Invention, anciennement nommée collections annexes. Ce fonds, qui continue à s’enrichir, rassemble les œuvres d’artistes non autodidactes, mais qui se démarquent de la création homologuée, notamment par les procédés stylistiques ou les matériaux utilisés. Il réunit aussi des productions d’autodidactes, au même titre que les créatrices et créateurs d’Art Brut, mais qui, à la différence de ces derniers, sont dans une démarche active de reconnaissance artistique. En 2011, Karl Beaudelere a pu, à ce titre, présenter pour la première fois en galerie ses autoportraits dessinés. Aujourd’hui, il continue à exposer et à élaborer divers projets artistiques.

De 2019 à 2021, grâce à une importante donation de l’artiste et au soutien de la Fondation Guignard (Nyon, Suisse), le corpus de ses œuvres conservé par le musée s’est encore enrichi pour atteindre un total de soixante-sept dessins.

Cette exposition monographique présente une majorité de dessins issus du fonds du musée, complétés par quelques prêts de l’artiste.

Commissariat : Sarah Lombardi, directrice de la Collection de l’Art Brut.
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